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                                                                              THÉÂTRE

 

 

 

            VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT

 Adaptation : Nicolas Massadau d'après l'œuvre de Louis-Ferdinand Céline

 Mise en scène : Françoise Petit - Avec : Jean-François BALMER

 Nominé au Palmarès du Théâtre

 Et au bout en fait, la lumière sur la profonde humanité dont l'écrivain polémique s'ingéniait à nous faire croire qu'il était dépourvu.

 

 

 

 Il suffira à Ferdinand Bardamu d'assister à un défilé militaire pour s'engager aussitôt sous les drapeaux. Plongé au cœur de l'horreur de la grande guerre, il sera blessé puis réformé. Survivant à jamais " cabossé ", il s'embarque pour l'Afrique et commence un long périple.
  Dans le personnage de Bardamu on voit le reflet d'un Céline naïf ; un candide révolté et marqué par son obsession de la mort qui teinte ce mythique "
Voyage au bout de la nuit ".
 L'adaptation de Nicolas Massadau, élaborée à partir d'extraits majeurs du roman, bénéficie de l'émouvante interprétation d'un Jean-François BALMER, tout en finesse et en tendresse, qui parvient à rendre grâce à l'éblouissante sincérité des mots de l'écrivain, sans pour autant se laisser enfermer dans les rets de sa mélodie stylistique volontiers provocatrice. Plus que sur un artiste, le rideau s'ouvre sur un homme, ses failles, ses doutes et ses inextinguibles interrogations.

 Etonnant Céline, que l'on identifie souvent à un matamore arrogant, toisant du haut d'une suffisance d'artiste le monde qui l'entoure, et qui se révèle en fait un homme fragilisé par une quête continuelle de vérité, d'une compréhension absolue du monde en question et de la place qu'il y occupe.
  L'aimerez-vous ? Sans doute pas tous ses écrits. Mais vous ne pourrez plus détester l'homme devenu artiste de génie parce qu'il évaluait son monde à l'aune de ses propres peurs et incompréhensions. N'est-ce pas ce que nous faisons tous ?

 Hôtel JW Marriott - Théâtre Croisette - Durée : 1h35 sans entracte.

 

                                    

 

 

 

 

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  UNE LECTURE THEATRALISEE DE CELINE les 29 et 30 mars 2014 à Douarnenez.

 Marcel Jouannaud proposera une lecture des deux premiers chapitres de Voyage au bout de la nuit les 29 et 30 mars 2014 à L'Ivraie de Douarnenez. Souhaitant depuis longtemps se plonger dans les horreurs de la première guerre mondiale, le texte de Céline est " arrivé comme une évidence et j'ai décidé de m'y lancer et d'en faire ma création de l'année ", affirme l'artiste.

  Accompagné de quelques airs d'accordéon, Marcel Jouannaud veut faire découvrir au public " le style unique qui fait de Céline cet écrivain unique, dans ce conte monstrueux et désopilant ".

                Samedi 29 à 21 h et dimanche 30 mars à 17 h

                         Librairie-café L'Ivraie
                             Rue Voltaire
                          29100 Douarnenez

                              Réservations
                             09.73.65.03.73        

 

 

  On raconte  qu'Homère allait de village en village et qu'il était aveugle. Moi aussi, je raconte des histoires et parfois je joue un peu de musique. Là, ce sont celles des deux premiers chapitres du Voyage au bout de la nuit que je vous propose.

  Ferdinand Bardamu est au cœur de l'évènement qu'on dit fondateur de notre société qu'on dit moderne : la grande guerre. On n'a pas trouvé mieux. Et dans le style unique qui fait de Céline cet écrivain unique, dans ce conte monstrueux et désopilant, on n'a pas fait mieux non plus pour dire ce que c'est, la guerre.

 On oublie tellement vite... Ou bien c'est celle des autres, là-bas... Pour cela et pour l'évidente oralité de son récit avec laquelle, il faut le reconnaître, l'interprétation est jouissive, Céline est un nouvel Homère.
 (Le Petit Célinien, 25 mars 2014).

 

 

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   Mercredi 19 février 2014

 Théâtre : « Voyage au bout de la nuit » par le collectif Les Possédés (2014)

Le collectif Les Possédés proposera une adaptation de Voyage au bout de la nuit de Céline lors d'une tournée en France de mars à mai 2014. Une adaptation de Rodolphe Dana et Katja Hunzinger. Lumières Valérie Sigward, son Othello Vilgard. De la guerre de 14, en passant par l'Afrique et l'Amérique, jusqu'au retour en France...

Tout au long du voyage, le collectif Les Possédés accompagne l’anti-héros de Céline dans sa quête d’absolu. Loin de toute redondance, Rodolphe Dana rend aux mots leur puissante charge d’évocation et épouse avec subtilité cette langue explosive et jubilatoire.
 Un voyage dans les tréfonds d’une humanité sublime et grotesque avec, dans les bagages, l’humour noir, le lyrisme et la truculence de Céline.
http://lespossedes.fr.

MARS
 
Les 13 et 14 mars 2014, Théâtre Jean Lurçat, Avenue des Lissiers, 23200 Aubusson. 05 55 83 09 09. www.ccajl.com

                                                                                       AVRIL
 
Du 1er au 4 avril 2014, Théâtre de Nîmes, 1 Place de la Calade, 30017 Nîmes. www.theatredenimes.com
Du 9 au 11 avril 2014, La Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne la Vallée, 77186 Noisiel. www.lafermedubuisson.com

                                                                                                                                   MAI

Du 28 avril au 7 mai 2014, à 20h, Théâtre national de Bordeaux, Place Renaudel, 33032 Bordeaux. 05 56 33 36 80. www.tnba.org.
Les 15 et 16 mai 2014, Scène Watteau, Place du Théâtre, 94130 Nogent-sur-Marne. www.scenewatteau.fr
 (Le Petit Célinien, mercredi 19 février 2014).

 

 


 

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   THEATRE ANTOINE  -  FABRICE LUCHINI lira CELINE sur scène en 2014.

 Fabrice LUCHINI lira de nouveau CELINE sur scène en 2014. Le théâtre ANTOINE l'accueillera à partir du 7 janvier pour 20 représentations d'un spectacle joué pour la première fois en 1985.
  Sous la direction artistique de Cathy Debeauvais, l'acteur reprendra des extraits de VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT.

 

 

Théâtre Antoine
14 Bld de Strasbourg
75010 PARIS


Du 7 janvier au 30 mars 2014
à 21h
 

Réservations
01.42.08.77.71
www.theatre-antoine.com

 

 (Le Petit Célinien, 5 novembre 2013).

 

 

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  Théâtre : « Voyage au bout de la nuit » par la Cie Le Talent Girondin

                                            du 19 au 24 nov. 2013



La Compagnie "
Le Talent Girondin " proposera du 19 au 24 novembre 2013 à l'INOX de Bordeaux une adaptation de Voyage au bout de la nuit réalisé par Philippe del Socorro, mise en scène et avec Franck Desmedt.



Du 19 au 24 novembre 2013

à 20h30 - 16h le dimanche


L'INOX rue Philippart 33000 BORDEAUX


Réservations

05.56.79.39.56


Oser mettre en scène une telle œuvre, relève du défi. Mais que sait-on, au fond, du Céline qui, en 1932, avec le " Voyage au bout de la nuit ", rate de peu le prix Goncourt et se console avec le Renaudot ? Le Voyage est un chef-d’œuvre, anarchiste, anti-tout et pourtant universellement tragique. Véritable dissection sans concessions de l'âme humaine. C'est avant tout une recherche absolue de la vérité faite de chair, de miasmes et de sang.
   C'est aussi une descente dans les profondeurs abyssales de l'âme. Descendre toujours plus bas, toujours plus profondément pour que, dans le noir absolu, surgisse une lumière, douce, pénétrante, inattendue : voilà le pari de cette mise en scène. Osez ! venir voir Bardamu, l'anti-héros par excellence, perpétuellement en fuite, ce voyageur immobile à grands pas, dans son numéro de funambule de la vie qui n'est que vertige et vacillement. L'enjeu, le seul enjeu, l'enjeu véritable, c'est de tenir et rester debout. Tenir encore.

Contacts :

Franck Desmedt : 06 68 92 14 80

Facebook :
https://www.facebook.com/talent.girondin

Courriel : bregeon.yvan@numericable.fr

(Le Petit Célinien,  12 novembre 2013).

 

 

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Théâtre : Voyage au bout de la nuit avec Jean-François BALMER en tournée en 2014

Salué par la critique en 2012, Jean-François Balmer reprendra sur scène en 2014 Voyage au bout de la nuit. Une adaptation de François Massadau mise en scène par Françoise Petit précédemment présentée au public parisien au Théâtre de l'œuvre.
 
 De nombreuses dates sont déjà prévues partout en France et en Suisse pour 2014 :

- Les 14 et 15 janvier 2014 au Théâtre L'Odyssée de Périgueux à 20h30. www.odyssee-perigueux.fr.

- Les 23 et 24 janvier 2014 au Théâtre d'Angoulême.
www.theatre-angouleme.org.

- Les 6 et 7 février 2014 au Théâtre de Narbonne à 19h30. www.letheatre-narbonne.com.

- Mardi 18 février 2014 à 20h30 au Théâtre du Palais des Congrès de Saint-Raphaël. www.aggloscenes.com.

- Jeudi 20 février 2014 au Théâtre municipal de Grenoble à 20h30. www.theatre-grenoble.fr.

- Les 3, 4 et 5 mars 2014 au Théâtre Tête d'Or à Lyon. www.theatretetedor.com.

- Le jeudi 13 mars 2014 à 20h00 au Théâtre Equilibre (Place Jean-Tinguely 1, Fribourg, Suisse). www.equilibre-nuithonie.ch.

- Le 18 mars 2014 au Théâtre de l'Octogone de Pully (Suisse). www.theatre-octogone.ch.

- Du 8 au 12 avril 2014 au Théâtre du Gymnase de Marseille. www.lestheatres.net.

- Le 29 avril 2014 au Théâtre Croisette de Cannes à 20h30. www.cannes.com.

- Le samedi 24 mai 2014 à 20h30 à Angers. www.lequai-angers.eu.

 (Le Petit Célinien, mercredi 3 juillet 2013).

 


 

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VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT par la compagnie Möbius-band (2012-2013)

  
La compagnie Möbius-band proposera une adaptation théâtrale de Voyage au bout de la nuit de Céline entre novembre 2012 et novembre 2013.
    Avec Elise Roth, Clara Chabalier, Jean-Christophe Laurier, Hedi Tilette de Clermont-Tonerre, Basile Ferriot (musique, son et batterie) et Benjamin Jarry (violoncelle, basse). Mise en scène Pauline Bourse. Durée 1h20.

Dates
> Les 24 et 26 novembre 2012 à « Lilas en scène », 23 bis rue Chassagnolle, 93260 Les Lilas.
> Les 21, 22, 23 et 24 janvier 2013 au Théâtre Universitaire de Nantes à 20h30. www.tunantes.fr
> Les 29 et 30 janvier 2013 à 20h30 à La Pléiade de La Riche, 154 rue de la Mairie, 37520 La Riche. www.ville-lariche.fr

> En novembre 2013 au Théâtre de Chinon.
  Contacts
Pauline Bourse
06 64 64 91 66
pauline.bourse@gmail.com

Compagnie Möbius-band
Le Bocal, 95 rue Deslandes, 37 000 Tours
cgniemobiusband@gmail.com
http://ciemobiusband.blogspot.com

  
  En réponse au titre magique et prometteur du roman, nous proposons au public de voyager ensemble dans l’écriture et le mythe de Céline, loin des préjugés et des appréhensions, pour en révéler toute la puissance révolutionnaire et poétique.
   Avec cette écriture éminemment libertaire qui explose les règles, déroute en affirmant que l’on peut se moquer de tout et tout remettre en question, Céline nous invite à nous interroger sur notre liberté individuelle et à prendre position. Sommes-nous heureux dans cette société ? Ne sommes-nous pas entravés par des valeurs morales collectivement admises? Quelle est notre marge de manœuvre en tant qu’individu ? Avons-nous la parole, dans quelle mesure pouvons-nous penser et nous révolter contre l’ordre établi ?

    Ce roman inaugure symboliquement la mise en place de notre société moderne, l’avènement du capitalisme et le sentiment d’horreur lié à la boucherie humaine rendue possible par la mécanisation des moyens militaires. Bardamu, nouvel Ulysse profondément humaniste, ne cherche plus à rentrer chez lui, mais à trouver sa place et à comprendre un monde agressif et délétère. Le mettre en scène aujourd’hui permet d’offrir sur l’actualité un éclairage nouveau et entre en résonance de façon inattendue avec un monde toujours plus disparate et dur, méfiant et individualiste, qui relance les débats sur l’identité nationale, paupérise certaines classes de la société et cherche à détruire toute entraide.
  
    Si, comme le roman, la scène répond à notre besoin de fiction, elle permet également de remplir un rôle politique plus fort et nécessaire. En mettant en scène l’errance et la désillusion d’un Bardamu idéaliste et iconoclaste nous cherchons à penser collectivement la place de l’homme dans la société, en célébrant le rire dadaïste créatif qui sous-tend l’œuvre de Céline.
   (Le Petit célinien, samedi 22 sept. 2012).

 

 

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Jean-François Balmer proposera une adaptation de Voyage au bout de la nuit de Céline au théâtre de l'œuvre à Paris à partir du 6 décembre 2012.
 
  Il se produira aussi à Sceaux les 30 novembre et 1er décembre 2012.


  
  Je n’avais pas beaucoup de choses pour moi, mais j’avais certes de la bonne tenue on pouvait le dire, le maintien modeste, la déférence facile, et la peur toujours de ne pas être à l’heure, et encore le souci de ne jamais passer avant une autre personne dans la vie, de la délicatesse enfin …
 
  Ça c’est mon Céline, c’est celui qu’il faut approcher pour aborder « Voyage au bout de la nuit » un homme naïf et délicat qui va traverser un abattoir international en folie et dont il va s’échapper vivant mais pas indemne. On parle de plus en plus de Céline. Peut-être parce qu’on en a fait une lecture-spectacle aux Gémeaux l’année dernière ? !

   Ça lui a donné de la maturité, ça a allégé les préjugés roboratifs sur lui. Et pourquoi pas ? On refait des représentations aux Gémeaux pour notre plus grand plaisir, avant de le jouer dans un théâtre à Paris.


  
Maintenant c’est un Spectacle. Comme je connais Céline un tout petit mieux, je n’ai plus envie de parler de Lui, il m’est devenu familier, proche. Je sais sa musique maintenant. Il ne me reste plus qu’à apprendre le solfège.

   Jean François BALMER


Théâtre de l'Œuvre
55 rue de Clichy
75009 PARIS
01 44 53 88 80

Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi à 21h00
Samedi à 17h
Dimanche à 16h

www.theatredeloeuvre.fr

Mise en scène et scénographie: Françoise Petit
Avec : Jean-François Balmer
Adaptation : Nicolas Massadau
Images : Tristan Sebenne
Lumières : Nathalie Brun
Son : Thibault Hédoin
Production Les Gémeaux / Sceaux / Scène Nationale & le Théâtre de l'Œuvre.

 
(Le Petit célinien, jeudi 22 nov. 2012).

 

 


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 La Compagnie AB & CD Productions proposera une adaptation de Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline au théâtre du Pont Neuf de Toulouse du 30 novembre au 8 décembre 2012.
  Avec : Antoine Bersoux (comédien) et Gahé Bama (danseur), mise en scène Chloé Desfachelle, création lumières Clélia Tournay. Durée 1h15.


   Après avoir réussi à s’échapper de « cet abattoir international en folie », (la guerre de 14/18 selon la formule célinienne), Bardamu découvre l’Afrique, ce continent noir de l’imaginaire. Entre fausses découvertes et vraies désillusions l’Afrique lui donne la fièvre et fait ressurgir Robinson, cette sorte de double qui le précède partout dans la nuit.

  
Au lieu de la richesse attendue c’est la découverte de la colonisation, de l’Afrique et de son bruit assourdissant, de l’esclavage. Le « nègre », tout comme lui est tout en bas de l’échelle sociale et se retrouve exploité par les actionnaires des compagnies commerciales et par les « nègres » eux-mêmes. Le monde ne se découpe pas en blancs et noirs mais entre exploitées et exploiteurs.

   Après avoir monté le premier volet de « Voyage au bout de la nuit » de L. F. Céline (La guerre, l’arrière, la traversée à bord de l’Amiral Bragueton) en 2010, la compagnie AB & CD Productions attaque la partie africaine de l’ouvrage. Une partie qui forme à la fois un voyage initiatique et une plongée dans l’Afrique coloniale du début du siècle.
   
 L’enjeu restant toujours de faire entendre la verve célinienne où le tragique côtoie sans cesse l’absurde et le burlesque...   Pour rendre compte de cette trajectoire africaine, un blanc et un noir comme un double l’un de l’autre, comme deux continents qui se rencontrent.


Théâtre du Pont Neuf
8 Place Arzac
31300 TOULOUSE
05 62 21 51 78
www.theatredupontneuf.fr

Représentations
Vendredi 30 novembre et Samedi 01 décembre à 21h00
Du Mardi 04 au Jeudi 06 décembre à 19h30
Vendredi 07 et Samedi 08 décembre à 21h00

Répétition publique
Jeudi 15 novembre à 19h30, entrée libre.

Presse
> Aujourd'hui.fr Toulouse, 4 septembre 2012
> La Dépêche, 4 septembre 2012       
   (Le Petit célinien 2012)

 

 

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« Une nuit avec Céline » : une adaptation théâtrale de Guignol's band à Neuchâtel (Suisse) en 2012

  La troupe Das Joconde Tanzfest proposera du 22 au 25 novembre 2012 à Neuchâtel une adaptation théâtrale de Guignol's band.
    
  Avec Flavien Mauler (Boro, le pianiste amateur de bombes artisanales), Fabien Purro (Cascade, le maquereau français), Hillynca Gagnebin (Angèle, la femme de Cascade), et Isabelle Markwalder (Joconde, la prostituée espagnole). Mise en scène par Maya Hirsch, musique de Flavien Mauler.

Théâtre du Passage
4, passage Maximilien-de-Meuron
Neuchâtel
Du 22 au 25 novembre 2012
Jeudi, vendredi, samedi à 20h30
Dimanche à 17h00

Réservations
032 717 79 07

  " Une nuit avec Céline "… cette adaptation inédite de Céline, performance scénique à l’image d’un écrivain hanté par la danse et la musique, fait figure d’événement. Qui en effet aurait pu imaginer voir ressusciter sur scène l’orageux Louis-Ferdinand, lui dont l’œuvre est presque toujours restée confinée à l’intérieur des livres.

   Ce Guignol’s band décoiffant, qui nous emmène dans les errances nocturnes de l’auteur à travers le Londres de la Première guerre, est mis en en scène et incarné avec pétulance par une troupe neuchâteloise, avec l’aval des éditions Gallimard.
    
   Beuveries, pianos déchainés, descentes de police, chorégraphies aériennes dans maisons closes… Entre flics et maquereaux, migrants et filles de joie, c’est toute une époque révolue qui se dessine en filigrane dans la fumée des pubs et la brume des rues londoniennes. Celle, aventureuse et rocambolesque, d’un Céline en exil : une époque de vacarme, de bagarres, de chants et de fureur. L’occasion unique de découvrir sous un jour nouveau une des plus vivantes et des plus grandes plumes du siècle dernier et que celui-ci a trop souvent occulté.
  (Le Petit célinien, jeudi 11 oct. 2012).

 

 

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                                                                FAIRE BOUILLIR le CHEVREAU dans le LAIT de sa MERE : CELINE et PROUST

                                                                             en   AVIGNON  ( 7 au 28 juillet 2012 ).

 

     Faire bouillir le chevreau dans le lait de sa mère, spectacle composé par Mikaël Hirsch et Emile Brami à partir de textes de Marcel Proust et Louis-Ferdinand Céline sera joué en Avignon du 7 au 28 juillet 2012 au Théâtre des Halles, à la Chapelle Sainte Claire.

 Mise en scène et éclairages d'Ivan Morane
 Décor er costumes, Emilie Jouve
 Avec : Silvia Lenzi (musicienne), Ivan Morane (comédien) et les voix de Marie-Christine Barrault et Marina Vlady.

 Du 7 au 28 juillet 2012 - 19h, Chapelle Sainte Claire, rue du roi René - durée : 1h - Relâche le 17 juillet.

  L'idée de départ est de rapprocher, confronter, opposer, les deux plus grands auteurs français du XXe siècle ! Et ce à partir de leurs mamans et grands-mamans. L'angle du spectacle étant d'évoquer le judaïsme qui lie - qu'on le veuille ou non - Proust à Céline.

 Proust, juif par sa mère, et partiellement en conflit avec ses origines. Céline, antisémite maximaliste. Au tout début de la Recherche, le narrateur évoque les rapports complexes entre sa mère, sa grand-mère et la fameuse bonne, Françoise. Celle-ci étant décrite comme rigide, et obéissant à des règles connues d'elle seule, et Proust glisse là une allusion à la cacherout... Il écrit à propos de Françoise : " la déranger dans ses habitudes était comme " faire bouillir le chevreau dans le lait de sa mère ".

 Cette allusion, placée dès le début de la Recherche, est en réalité, à notre avis, un commentaire de l'auteur sur ses rapports filiaux... En choisissant cette phrase de Proust comme titre du spectacle, non seulement la Compagnie se situe dans la continuité du précédent (sur Céline avec Denis Lavant) : " Faire danser les alligators sur la flûte de pan " (phrase de Céline), mais nous inscrivons surtout les rapports mère-fils dans une forme de cannibalisme saturnien fort intéressante (également renversable, car on peut se demander, dans le cas de ces deux auteurs, si ce ne sont pas les fils qui dévorent les mères ?...

  " Mort à crédit " de Céline répond, à notre sens, à cette interrogation ! Concrètement, le spectacle est composé d'une alternance de textes de Céline et de Proust liés, reliés, soutenus par des interventions musicales pour violoncelle, viole de gambe, percussions, accordéon... Lorsqu'il s'agit de textes, lettres des mamans et/ou grands-mamans, les voix de deux comédiennes sont diffusées.

  Un rapprochement encore jamais osé entre ces deux " monstres " de la littérature française qui, nous l'espérons, provoquera le rire, engagera à la réflexion, éclairera leurs œuvres sous un angle novateur, et donnera tout simplement l'envie de les (re)lire !
  (Le Petit célinien 2012).

 

 

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 LFC au théâtre : Entretien avec Stanislas de la Tousche.

 Stanislas de la Tousche a été récemment l'interprète, à Paris puis Avignon, de textes de Céline rarement mis en scène comme Féerie pour une autre fois ou D'un château l'autre. Entretien.

 Commençons cet entretien par une question préliminaire : qui est Stanislas de la Tousche ?

 Après une tentative louable d'études économiques à la Fac, j'ai abordé le métier il y a 25 ans par la Troupe, les tréteaux... Molière et Dario Fo au répertoire... l'acrobatie, la musique, les tournées en camion... J'ai toujours travaillé dans des projets d'équipe. Je rêvais  depuis longtemps d'être seul sur le plateau... et de travailler sur Céline, une figure paternelle pour moi, j'ose dire, entrevue dans les docus de l'époque, la solitude habitée...

  Ce montage en " dentelle Célinienne " est issu d'une collaboration de trois années avec Gérard Bénech, dans une vraie complicité et complémentarité de travail. Il est aussi historien, c'est plus que précieux, quand on aborde le bonhomme.

 Quel fut votre premier contact avec l'œuvre de Louis-Ferdinand Céline et quels souvenirs en gardez-vous ?

 " D'un château l'autre ". Ce livre a été un enchantement. L'intimité de Céline tisse avec nous, la fluidité de la langue, une autodérision rare chez nous - il doit être Celte, non ?!!... Et puis ces pages extrêmement émouvantes sur " sa " malade, Madame Niçois, une peinture unique de la solitude de la fin de vie, le cancer... Il y a les marques d'une bonté, masquée derrière l'humour et le sarcasme.

 Pourquoi avoir pris la résolution de faire résonner la prose célinienne ? Qu'est-ce qui peut motiver une telle décision ?

 Qui est cet homme qui redonne vie à la langue, avec l'unique souci de l'émotion, en se pliant au style le plus élaboré ? Tel était notre point de départ. Une fois sur cette trace, l'acteur s'émoustille et songe : comment, à mon tour, vais-je réussir à retransposer pour faire sonner oralement cette écriture faussement orale ?

 Votre spectacle s'appelle " Y en a que ça emmerde... ? ". Pourquoi avoir fait le choix d'un tel titre ? Ne craignez-vous pas de perdre tout sens critique en vous plaçant sous la tutelle rhétorique de l'auteur ?

 Avouez, il reflète bien Céline, non ?!!... Et son image dans l'époque, particulièrement en ce moment... Nous ne perdons pas de vue l'objectif final : éclairer les complexités du bonhomme, sans concession.

 Il y a un trop plein d'humanité chez lui, et il n'opère pas dans le champ de la morale. Cette même approche physiologique que Céline avait avec son matériau, nous voulons l'avoir avec lui, explorer ses nerfs, sa rage, son humour, sa mauvaise foi, son égocentrisme, sa tendresse, sa méchanceté.

 Le choix des textes semble donner du sens à votre démarche. N'avez-vous pas le sentiment d'être davantage le porte-parole de l'homme que de son œuvre ? Pourquoi ne pas avoir sélectionné des écrits plus fédérateurs ?

 Avec Géraud, notre accord premier est fondé sur notre " obsession " à traquer cette zone incertaine où l'homme et l'œuvre paraissent se confondre... Et notre étoile, c'est le fameux " rendu émotif ", lequel apparaît davantage dans les derniers écrits de Céline, notamment la " trilogie allemande ", que dans les deux célébrissimes romans d'avant-guerre.

 Mettre en parole Céline revient à faire des choix. Quel genre d'interprète avez-vous choisi d'être ?

 Au cours du travail du plateau, il est vite devenu évident pour nous deux que le personnage de Céline de Meudon, vieillissant, était le bon point de départ pour restituer les textes que nous avions envie de donner au public, tirés de Féerie, Rigodon, Château, lettres et interviews... le plus susceptible d'accueillir toute la gamme des sentiments, même les plus chargés d'enfance.

 Et à chaque spectacle sa vérité. Il me faut mêler une technique, disons " cinéma ", avec un véritable engagement théâtral. Cette contrainte est passionnante car nous avons affaire à des textures très différentes, de la salve proférée dans la veine de Villon (Féerie) aux " causeries " typiques de Château, pour finir par l'écriture somnambulique du final de Rigodon. J'épouse le plus Céline, vocalement compris, dans les interviews. 

 Le recours à des artifices lors de vos spectacles - tenues de scène, enregistrements musicaux, postures corporelles - peut sembler incongru à ceux qui estiment que le texte est autosuffisant. Comment justifiez-vous de telles options artistiques ?

 Nous assumons nos choix, fruits autant d'intuitions que de réflexions. Céline était environné de sons, d'acouphènes. Nous explorons cette voie avec parcimonie, de même que pour le piano. Chopin ? Céline parle d'un " mystère " Chopin. Nul romantisme à l'eau de rose dans cette " Etude révolutionnaire " d'ailleurs.

 Le costume célinien, ainsi que le fauteuil, c'était o-bli-ga-toire !... Céline entretient !... Mais nous jouons bien sûr avec les codes. Tout cela reste sobre, je ne nourris aucun chat sur scène... Au final, c'est toujours le texte, l'écriture qui prédominent, et donc la profération.

 Pour clore cet entretien, il peut sembler intéressant d'avoir votre avis sur le degré de résistance au temps de l'œuvre célinienne. Qu'est-ce qui est susceptible de décliner le plus rapidement ? Les idées ? Le style ?

 Il est plus aisé de répondre à cette question après avoir côtoyé le public du festival d'Avignon pendant un mois entier, au théâtre ou dans la rue... L'œuvre gêne toujours autant, pas seulement à cause de la dérive antisémite pathologique de Céline. Sa littérature est d'autant plus dérangeante que le nouveau moralisme ambiant se glisse en silence dans les consciences.  Je retiens cette sidération de notre public devant les audaces de sa pensée, toujours chargée d'émotion, toujours en style, impérieuse.
   Et il y a cette chose très touchante : les passionnés de Céline sont très questionnés par lui, sincèrement, sans posture. C'est plutôt bon signe, non ? "
  (Propos recueillis par Emeric Cian-Grangé, Le Petit Célinien, 3/9/2011).

 

 

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  La pièce de théâtre CELINE SECRET fait débat - Ouest France - 11 novembre 2011.

 Fallait-il rendre hommage à l'écrivain Céline ? C'est la question que se posent certains Dinardais autour de CELINE SECRET. François Gabriel, qui signe l'adaptation et la mise en scène, défend sa pièce.

 La polémique. C'est l'année du 50è anniversaire de la disparition de Louis-Ferdinand Céline. Un écrivain considéré comme l'un des plus grands auteurs de la littérature française. Pourtant son œuvre suscite toujours beaucoup de polémiques.

 François Gabriel met en scène CELINE SECRET, au travers d'un étonnant duo, avec Marie-Gwenn. Suivant le témoignage de Lucette Destouches qui a partagé la vie de Céline durant 25 ans.

 Voilà un théâtre engagé dans sa démarche. La vie de Céline est en effet marquée au fer rouge, notamment au travers de ses pamphlets antisémites et de son engagement collaborationniste. Mais, il y a l'autre visage de Céline, celui d'un écrivain d'exception , s'exprimant dans un style révolutionnaire qui n'a pas pris une ride. Le volet retenu.

 " Son génie s'impose. C'est un projet que m'a proposé la mairie. J'y ai souscrit avec plaisir, parce que le génie littéraire de Céline s'impose, même aux plus ardents de ses détracteurs ", explique François Gabriel. Le comédien s'est attaché à mettre en scène un récit autobiographique. Au travers d'un dialogue sensible, imagé de ponctuation musicale et de danse, deux passions partagées par Céline et Lucette Destouches.

 François Gabriel considère que la liberté d'expression est l'une de nos richesses. " Céline s'est aussi élevé contre le pouvoir de l'argent et les abus de pouvoir. Doit-on lui reprocher aussi cela ? "

 Il se trouve un panel d'amoureux de la culture qui s'indignent : " On fête cet anniversaire, comme celui d'un héros. Chacun a la liberté d'apprécier, ou non, son écriture. Mais ses engagements, dès 1930, et durant la Seconde Guerre mondiale sont tout sauf de l'humanisme ".

  Il y va jusqu'au radicalisme. " Peut-on, au travers d'un simple spectacle, oublier l'Epuration que Céline a cautionnée ? " Certains souhaitant un débat sur le sujet. " Chacun est libre de voir ce spectacle. Après tout, c'est le contribuable qui finance et il a le droit à la parole. "
  (Stéphanie Bazylak Ouest-France, 11 novembre 2011, dans le Petit Célinien, 13 nov.2011).


 

 

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 * Pour son prochain " Coup de théâtre ", la médiathèque de St Jean-d'Angely (Charente-Maritime) accueillera Jérôme Berthelot, de la Comédie de l'Eperon, dont la pièce intitulée " CASSE-PIPE " sera programmée le vendredi 2 décembre 2011 à 20h30.

 Adaptation théâtrale d'un texte de Louis-Ferdinand Céline, CASSE-PIPE raconte la première nuit à la caserne d'un jeune engagé, Ferdinand, en 1912.
  Antihéros jeté dans la tourmente, le personnage a un air de famille avec Charlot et, au-delà, fait résonner l'univers sombre, mélancolique, parfois désespéré mais irrésistiblement drôle des clowns.

 Ce spectacle est mis en scène par Jérôme Berthelot lui-même. Seront également présents une accordéoniste et la conteuse Justine Devin.

  Entrée gratuite. Médiathèque de Saint-Jean-d'Angely , Abbaye Royale, 17 400 Saint-Jean-d'Angely .

  Tél. 05 46 32 61 00.

 

 

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 " Ça a débuté comme ça " samedi 28 janvier 2012 à CINTEGABELLE (31).

 Ce premier volet du Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline se jouera ce samedi 28 janvier à 20h30 à la Salle Gérard Philipe - Cinéma de Cintegabelle.

 La création de ce spectacle est destinée à un public large à partir de 15 ans par la compagnie AB&CD sur une mise en scène de Chloé Desfachelle interprété par Antoine Bersoux.
  Bardamu, engagé par enthousiasme suite à une conversation enflammée dans un café parisien, plonge dans la guerre de 14/18. Il découvre vite l'absurdité totale de celle-ci. Il crie sa haine du monde moderne, monde absurde, monde gâté, où l'on n'aperçoit pas le bout de la nuit.

  L'accent a été mis sur la cocasserie et la truculence des nombreux personnages, " galeries de portraits " que rencontre Bardamu. L'acteur les fait apparaître, passant de l'un à l'autre physiquement et rythmiquement. C'est donc un beau voyage que celui-ci. Dire qu'il s'agit d'une performance d'acteur lui donnerait une connotation sportive qui ne traduit en rien l'intensité de ce voyage ; le texte, le verbe, le geste, les expressions, ajoutés à une mise en scène dont l'apparente simplicité n'avait d'égale que l'astucieuse symbolique.

  La Compagnie AB&CD est en résidence de création au Tracteur cette semaine pour préparer le 2° Volet de Voyage au bout de la nuit intitulé De l'Afrique à l'Amérique - la Partie africaine - avec Antoine Bersoux et Ibrahim Bah dans une mise en scène de Chloé Desfachelle.
  (La Dépêche du Midi, 27 janv. 2012, dans le Petit Célinien 27/01/12).

 

 

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  Dieu, qu'ils étaient lourds... ! les 17 et 18 février 2012 à Bordeaux.

  Le spectacle Dieu, qu'ils étaient lourds... !, déjà présenté de nombreuses fois, se jouera les 17 et 18 février 2012 au théâtre du Pont Tournant de Bordeaux à 20h30.

  Spectacle construit à partir de différents entretiens de Louis-Ferdinand Céline, conçu, adapté et mis en scène par Ludovic Longelin, avec Marc-Henri LAMANDE, Régis Bourgade et Véronique Riviere (voix off). Durée 1h10.

  Théâtre du Pont Tournant, 13 rue Charlevoix de Villers 33 300 Bordeaux. Tel 05 56 11 06 11.
  (Le Petit Célinien, 2 février, 2012).

 


 

 

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 Dimanche 13 février 2011, Céline, à table ! par Stanislas de la Tousche le 17 février à Paris

  Le jeudi 17 février 2011 à 19h, la librairie Henri IV propose Céline, à table !, spectacle en monologue de Stanislas de la Tousche, à partir principalement d'extraits de D'un château l'autre et Féerie pour une autre fois I.

Librairie Henri IV , 15 Bd Henri IV ,  75004 , 01.42.72.34.22.

 


 

 

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  Mercredi 12 janvier 2011  Des alligators et une flûte de pan à Montbéliard

LePays.fr, 12/01/2011 : Parler au théâtre de la langue de Céline, de sa force et de sa puissance aujourd’hui encore intactes, c’est évoquer les alligators. Rendez-vous vendredi au théâtre de l’allan.

« Faire danser les alligators sur la flûte de pan... », c’est ainsi que Louis-Ferdinand Céline définissait sa conception de la littérature. Aussi lorsqu’ Émile Brami a décidé de s’attaquer à la forteresse Céline, c’est par sa correspondance qu’il a souhaité empoigner le problème.

 Trente ans de correspondance

Et, vendredi, Denis Lavant seul sur scène donnera ce texte tout entier voué au culte et au savoir-faire du grand écrivain. Car en matière de danse d’alligators, Louis-Ferdinand Céline s’y connaissait. C’est le moins que l’on puisse dire.

Sans chercher à gommer les aspects inacceptables de ses pensées, ni idéaliser sa personnalité, le spectacle, porté par Denis Lavant, plonge dans trente années de correspondance. Des textes pour la plupart inconnus — qui n’ont en tous cas jamais été dits sur une scène de théâtre — où le Docteur Destouches laisse libre cours à sa férocité et à son humour.
  
  On redécouvre l’écrivain, sa fidélité à lui-même, et comment il a creusé, avec ses griffes, l’empreinte toujours aussi fraîche de son passage, cinquante ans après sa mort.

  Car l’auteur du Voyage au bout de la nuit, qui se voyait comme un musicien, a inventé une nouvelle langue, féroce, sans concession, à vif. Il a tout simplement, en plus de faire danser les alligators, révolutionné la langue française.

Vendredi 14 janvier à Montbéliard, 20 h 30 au théâtre de l’allan.

Places de 8€50 à 17 €

Réservations au 0.805.710.700.

 

 

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  Louis-Ferdinand Céline : Mort à crédit au théâtre

  Sud-Ouest.com, 19/11/2010 : Eric Sanson donne un extrait de «
Mort à Crédit » seul sur les planches dans une mise en scène de Renaud Cojo.

   Sanson écume la marmite célinienne et c'est Renaud Cojo qui touille. Le résultat de cette tambouille sera visible pendant plus d'un mois. Au moins. Sanson fait « Crédit ». Pour peu, ce comédien qui s'est fait tout seul de rôle en rôle dirait qu'il ne serait rien sans Louis-Ferdinand Destouches.

  «
Mort à Crédit » est un roman d'apprentissage, paru en 1936. On y remonte le temps avec Ferdinand, l'antihéros narrateur de « Voyage au bout de la nuit » (1932), déjà anarchiste bourré de négatif entre deux branlettes, arpète « bon débarras » casé par ses parents.

    Céline ne croit pas à la religion scientifique. Il la pressent nocive et flaire peut-être le champignon atomique à plein nez d'avenir. D'un rire mauvais, il se moque. Pour son Courtial des Pereires, à qui le jeune Ferdinand est confié, il s'est peut-être inspiré de l'astronome Camille Flammarion, parangon du vulgarisateur Belle Epoque. Nous sommes en 1905. Qui ne croyait aux bénéfices des fluides était andouille obscurantiste à cette époque.

 Auteur d'ouvrages aussi hétéroclites que « l' Elevage des poules au foyer » et « La Révélation hindoustane » il pose une loupiote savante sur à peu près tout, il est l' Homais de Flaubert sous LSD. Sanson est la voix de ce trip au bout du scientisme qui se la raconte.

 Exclamation et compagnie
    Reste à trouver la bonne mesure pour le comédien aux prises avec ces diatribes qui font dans l'excès, la caricature, la charge au sabre. Difficile de rester frais au milieu de tous ces points d'exclamations. Sanson s'enflamme, décolle, s'élève, explore les tendances à l'éructation. Courtial c'est lui, esquif baveux sur la surface des phénomènes.

   Renaud Cojo est là pour prévenir la tentation Haddock, la chute libre en vrille de la montgolfière : « On a cherché un équilibre, je crois qu'on l'a trouvé. Le danger, c'est d'en rajouter avec ce genre de texte. » C'est un peu comme l'assaisonnement. Il faut saler pour atteindre le summum de goût mais un grain de sel surnuméraire et hop, il faut balancer le potage.

   Cojo a confiance. Sous l'admiration perce une forme de respect pour le poète du Petit Théâtre, lieu. « Il est à fond. Son patron, c'est lui-même. Il se débrouille… Il peut se permettre de se concentrer sur son métier, ses personnages. Il n'a pas la tête prise par les attentes de subventions, les diffuseurs, il ne calcule pas… » Un fond vide, un fauteuil, une bassine : Sanson vous attend.

  Joël RAFFIER

Du 20 novembre au 30 janvier
Les jeudis, vendredis et samedis à 20 h 30
Le dimanche à 15 h 30

Petit-Théâtre,
Rue du Faubourg des Arts
Bordeaux.
Renseignements : 05 56 51 04 73

 

 

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  Dimanche 6 décembre 2009, Louis-Ferdinand Céline au théâtre : " Nom de Dieu, quelle soirée "

  Soirée théâtre vendredi 4 décembre à Fontainebleau : Louis Ferdinand sur scène, répondant aux questions de Parinaud, Pauwels, Zbinden et consorts.
 
   Questions admirablement et dans le ton, posées par Régis Bourgade. Réponses du Maître Céline/Lamande ou Lamande/Céline... dans le « style ».

  On ferme les yeux, Ferdinand est là, mordant ou pitoyable, clairvoyant pessimiste ou visionnaire de génie.

   Excellente prestation de Marc Henri Lamande (et de Régis Bourgade, qui n’est pas sur la scène, et c’est dommage). Un peu d’humour, beaucoup de hargne et de mépris pour « les lourds » .

   Soudain, la trouille aux tripes ! On tremble, on a peur, on a honte… n’en suis-je pas ? Convaincu du contraire dans l’ heure précédente, la question nous taraude, s’insinue, demeure, lancinante… Il nous bluffe le Ferdine... comme il a blousé Popaul ! Le salaud, me faire çà à moi qui entre en transe en entendant ton nom.
  

   Le doute persiste, subsiste le lendemain, et subsistera longtemps…. toujours ? Merci Ferdinand, merci et bravo ! L’émotion est toujours là... Un galet dans la poche, je m’en vais te saluer... aux longs Réages... Temps de chien sur Meudon ce matin, on est à Korsör. Nom de Dieu, quelle soirée hier soir grâce à toi Ferdine. Quel style ! Salut Louis Ferdinand.
Ton voisin meudonais.

Michel Toussaint
Photo : Marc Henri Lamande le vendredi 4 décembre 2009

 

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 Fabrice Luchini joue " Le point sur Robert " pour sa 1ère visite à New York

TV5.org, 6/10/2009 : " New York, c'est une ville debout ". L'acteur français Fabrice Luchini cite Louis-Ferdinand Céline pour décrire le " choc " de la découverte de la métropole américaine, où il se trouve pour la première fois de sa vie pour deux représentations de son spectacle " Le point sur Robert ".

   
Après une tournée au Québec, Fabrice Luchini, 58 ans en novembre, jouera mercredi et jeudi soir à guichets fermés dans la salle du Florence Gould Hall à Manhattan ce " one man show " où des textes de Roland Barthes, Paul Valéry ou Chrétien de Troyes alternent avec des passages où Luchini se raconte avec humour et autodérision --le " Robert " du titre est son prénom de baptême.

" Il y a environ 50% d'écriture personnelle ", souligne-t-il au cours d'une rencontre avec des journalistes au Fiaf -French Institute/Alliance Française -, qui présente cette première américaine.

  L'acteur de théâtre et de cinéma n'est venu qu'une seule fois aux Etats-Unis, en 1992, avec le producteur Daniel Toscan du Plantier pour la promotion d'un film à Saratoga (Californie). " Mon passeport n'avait pas été tamponné à mon départ, alors hier le douanier pensait que j'avais vécu ici ces quinze dernières années ", raconte-t-il.

  Fabrice Luchini a tourné dans plus de 60 long-métrages, sous la direction de réalisateurs comme Philippe Labro, Eric Rohmer, Benoît Jacquot, Patrice Leconte ou Christian Vincent. " Paris ", le film de Cédric Klapisch (2008) où on le voit notamment danser, est actuellement à l'affiche à New York. " La danse est une passion, et je danse dans le spectacle ", dit-il.

Il défend avec ardeur sa passion pour la littérature, même lorsque les textes sont difficiles. " La liberté de La Fontaine est extraordinaire, c'est un miracle pour moi. Et quand on me dit : - Paul Valéry, on n'a pas tout compris -, je réponds - moi aussi je ne comprends pas tout -. Au Québec on rit mais à Paris ça ne passe pas ", plaisante-t-il.

" C'est quand même extraordinaire de déclamer Chrétien de Troyes et Roland Barthes devant 2.000 personnes qui vous applaudissent ", s'étonne-t-il, répétant à plusieurs reprises que " la France est un pays fermé par rapport à l'Amérique où on sent que tout est possible ".

Il reconnaît toutefois l'immense succès qu'a eu
" Le point sur Robert " en France, où " 500.000 personnes l'ont vu. On peut appeler cela un spectacle populaire, même si Johnny Hallyday rassemblerait cette audience en un seul soir... C'est un spectacle qui n'est pas classable et qui rencontre le public ", estime-t-il.

 Il n'avait jamais vu New York parce qu'il avoue ne pas aimer l'avion et ne pas être un voyageur. " Je ne connais pas du tout les pays ", dit-il.

   Venu sur l'insistance de sa fille Emma, qui tourne un documentaire sur sa tournée, il se dit " sur les traces de Céline ", et trouve les mots de l'auteur du " Voyage au bout de la nuit " pour décrire son choc.

" Figurez-vous qu'elle était debout leur ville, absolument droite. New York c'est une ville debout (...) On en a donc rigolé comme des cornichons. Ça fait drôle forcément, une ville bâtie en raideur ", déclame-t-il, récitant " l'arrivée à New York ", un chapitre du " Voyage ".


 

 

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 LA NORD - SUD  d'après  les ENTRETIENS avec le PROFESSEUR Y.

  Céline n'a jamais été aussi présent au théâtre que ces dernières années. L'une des meilleures réussites récentes est assurément l'adaptation des Entretiens avec le Professeur Y par Igor Futterer sous le titre " La Nord-Sud ". Réussite d'autant plus éclatante que les comédiens y sont excellents : Roland Farrugia (dans le rôle de Ferdinand) et Marcel Philippot (dans celui du Professeur Y). Retour sur une belle défense et illustration de l'art célinien en compagnie du metteur en scène et de ses comédiens. Théâtre Clavel : janvier 2008.

  Comment vous est venue cette idée d'adapter Céline pour la scène, idée d'autant plus hardie qu'elle consistait à ramener à l'oral un texte qui a pour but de retranscrire l'émotion du langage parlé dans l'écrit ?

 Igor Futterer : Je suis parti en résidence d'écriture au Centre National d'écritures du spectacle à La Chartreuse en Avignon. J'y disposais d'une magnifique cellule de 200 m2 pour 4 semaines ce que je trouvais très court au niveau du temps pour pouvoir m'exprimer sur un texte original. Donc, dans ce contexte temporel, seule une adaptation n'était possible pour une restitution finale.

 Et en y réfléchissant, bingo !, j'ai compris immédiatement qu'il n'y avait qu'un texte qui correspondait à mon état du moment et qui se prêtait à cet exercice : c'était Entretiens avec le professeur Y de Louis-Ferdinand Céline. Pour le retour en arrière d'une langue retranscrite de l'oral à l'écrit et qui repasse à l'oral je passe la main aux comédiens car la tâche est ardue.

 Céline fait-il partie de vos auteurs de chevet ?

 Igor Futterer : J'ai une passion pour Céline par rapport à l'écriture dont j'ai fait une lecture " panachée ". J'ai voyagé en fait dans l'œuvre de Céline, de Voyage au bout de la nuit aux Entretiens puis à Nord à Mort à crédit sans tenir compte de la chronologie. C'est une œuvre forte au niveau du style, ce qui, pour moi, est capital. Un style que l'on retrouve chez Michel Audiard, chez Frédéric Dard, chez Alphonse Boudard et tant d'autres qui l'ont transcrite d'une façon plus perverse et moins honnête.

 Avant de me lancer dans cette entreprise je ne connaissais pas le travail antérieurement fait par feu Jean Rougerie, il y a 30 ans, et je ne connais pas sa mouture. Mais je pense que la façon que j'ai retenue, amener sur le métro, embrasse la pensée célinienne et je pense avoir trouvé le système de convergence par rapport à ce qui est l'idée du regard social de Céline dans sa technique de captation de l'oral et sa volonté de retranscription stylistique sur l'écrit.

 Ce travail était-il destiné à être concrétisé sur une scène ?

 Igor Futterer : Au départ, pour moi, l'écriture est avant tout un plaisir personnel. Ça me coûte beaucoup, surtout pour mes œuvres personnelles, mais il y a une volonté de plaisir et de satisfaction personnels. A aucun moment je n'avais pensé à une exploitation extérieure. Ensuite, en dehors d'être immédiatement rebutées du fait de l'association du nom de Céline avec l'antisémitisme, certaines personnes m'avaient prévenu en disant que n'ayant pas les droits d'auteur cela ne mènerait à rien. Mais je n'en ai rien à faire, d'avoir ou pas les droits d'auteur, dans la mesure où je me suis d'abord fait plaisir. Le projet de restitution scénique est venu bien après. Et, à ce moment là, j'ai, bien évidemment, procédé à une demande d'autorisation auprès des Editions Gallimard qui détiennent les droits.

 Et comment avez-vous ensuite trouver les comédiens ad hoc ?

 Igor Futterer : Quand l'idée a germé, n'étant pas mécène me permettant de monter des spectacles gratuits, je suis passé par des spectacles gratuits, je suis passé par des petits laboratoires comme des lectures. Et Marcel Philippot est apparu.

 Une apparition ?

 Marcel Philippot : En fait, j'ai été le professeur d'Igor quand j'ai donné, pour mes péchés, des cours dans un fameux cours parisien pour initier les élèves aux classiques parce qu'on considérait que ce n'était pas important, ni intéressant, de jouer les classiques et qu'il valait mieux dire " Passe-moi le sel " avec un micro à deux centimètres que de savoir jouer Tartuffe ou Lucrèce Borgia. Et parmi les téméraires qui assistaient à cette " boucherie " il y avait Igor Futterer et ensuite nous sommes devenus des amis.

 Igor Futterer : Une première lecture est intervenue dans le cadre de l'évènement national " Lire en fête ", au Théâtre Ouvert avec Jean-Paul Farré, auquel je donnais la réplique en tant que professeur Y. Ensuite, est venu Jean-Marie Galey mais le projet n'a pas abouti pour des raisons de distribution. Or, pour moi, ce qui primait était le projet et c'est ainsi qu'il s'est dessiné avec Marcel Philippot, pour le rôle du professeur Y, qui m'a présenté Roland Farrugia.

 Votre acceptation pour ce projet, c'était un coup d'amitié, un coup de cœur pour le spectacle, une addiction pour Céline ?

 Marcel Philippot : C'est un mélange entre l'amitié, la fidélité, l'envie de me confronter à cet exercice, qui ne me semblait pas facile, et donc, par conséquent, devenait tentant. Et puis, cela me sortait un peu, même si j'ai l'occasion de faire quelques " philipotteries " à l'intérieur du spectacle, de l'univers dans lequel on m'a confiné depuis maintenant plus de 35 ans, à savoir le rigolo de boulevard. Ce que je ne méprise pas du tout.

 Ce que je méprise ce sont les gens qui pratiquent l'ostracisme pour un genre de spectacle et cela m'en...nuie terriblement. Car l'étiquetage est une affaire typiquement française. En Angleterre par exemple, vous pouvez jouer dans un sit-cum délirant l'après-midi et jouer du Shakespeare le soir, cela n'étonne personne. En France, une fois que vous avez joué un valet de Guitry, et que vous l'avez bien joué, on vous en propose quatorze ensuite. Pour en revenir à votre question, le premier argument était l'amitié.

 Céline est un auteur que je ne connais pas bien et que j'ai eu la maladresse d'aborder par Bagatelles pour un massacre, ce qui n'était pas la meilleure idée, dont la lecture, évidemment, m'a fait vomir, et qui est assez dissuasive pour poursuivre l'exploration de son œuvre. Quand j'ai lu l'adaptation d'Igor cela m'a infiniment passionné. D'un point de vue strictement dramatique, pour parler du travail d'acteur, c'est redoutablement difficile et Roland ne me démentira pas.

 Roland Farrugia : C'est un texte immémorisable !

 Marcel Philippot : L'autre difficulté tient au fait qu'il ne s'agit pas à l'origine d'un texte dramatique mais d'un écrit littéraire. Donc l'alternative était soit de faire une version oratorio en costume noir avec pupitre, et on lisait de manière élégante, soit de mettre en vie le texte. Mais pour le mettre en vie il a fallu beaucoup travailler. Au départ le format prévu par Igor était d'1h30 et il a fallu faire des coupes sombres.

  Et le mot coupure prononcé sous le nez d'un auteur provoque instantanément un œdème de Quincke, une cystite galopante et une gastro-entérite (rires de l'auteur). C'était une tragédie. Un beau jour, j'ai dit : " Maintenant, je fais le méchant, je prends la hache et on coupe ! " Car quand on lui suggérait une coupure, il fallait une demi-heure de négociation pour raccourcir d'1/24ème de seconde.

 Roland Farrugia : Effectivement, moi il me connaissait peu et, quand je proposais une coupure, cela durait dix minutes et il répondait par la négative. Mais comme Marcel a été son professeur il obtenait un oui.

 Pourquoi avez-vous pensé à Roland Farrugia ?

 Marcel Philippot : Son visage m'est apparu (sourires). Le côté émacié de son visage m'a évoqué une similitude avec celui de Céline et, connaissant son travail et ayant entretenu avec lui des relations tout à fait courtoises, et pratiquement amicales, même si elles étaient épisodiques, plus l'estime réciproque, me semble-t-il, cela m'est apparu comme une évidence et j'ai suggéré son nom à Igor. Ils se sont rencontrés et le projet a séduit Roland.

 Entre nous, les rivalités d'acteur qui empoisonnent l'existence n'existent pas une seconde. On se regarde, on s'écoute, on respecte le travail de l'autre et, pour reprendre une expression que j'aime bien de Muriel Robin, qui ne dit pas que des sottises : " Il ne faut pas tirer la couverture, il faut qu'elle soit bien tendue ". Je trouve cette expression très juste et très jolie. Et nous évoluons dans ce registre. Et, en ce qui me concerne, j'ai conçu ce travail comme une collaboration. Le travail a été important car le rôle de Roland comporte de véritables pavés, avec lesquels on aurait pu refaire le boulevard Saint Michel en mai 68, qui sont, de surcroit, d'une redoutable difficulté de mémorisation.

 Comment avez-vous abordé ce texte et ce rôle ?

 Roland Farrugia : Quand Marcel m'a appelé un matin, et un beau matin, pour me proposer ce projet, ne connaissant pas Igor, j'ai demandé à voir le texte. La première difficulté réside dans le fait que je ne ressemble pas à Céline et je ne savais ce qu'il voulait en faire. Mon premier souci a été de dire à Igor qu'il n'était pas question pour moi d'incarner Céline. De plus, il s'agit d'un auteur que je connaissais peu, que j'avais vu quand j'étais gamin à Lectures pour tous.

 Car mon métier n'est pas d'imiter, Igor a été d'accord. Je suis donc parti du principe qu'il s'agissait d'un personnage qui s'appelait Céline. Et je ne me mets pas dans la peau du personnage. J'allais l'interpréter avec ce que je suis moi. Il n'est pas question de se mettre dans la peau de quiconque car j'ai été comme Marcel Philippot à la même école, celle de Jean-Laurent Cochet.

 Igor Futterer : Ce sont les mots de l'auteur qui ont été découpés, agencés, pour avoir une ligne artistique et théâtrale. Il n'était pas question de garder l'image du clochard de Meudon.

 Roland Farrugia :  Ce sont les mots qui vont entrer dans ma mémoire...

 Marcel Philippot : ... Pardon Roland de t'interrompre, mais sur ce point, Jean-Laurent Cochet disait même : " On n'entre pas dans la peau du personnage parce que, réfléchissez deux secondes, c'est le personnage qui entre dans notre corps " et tout devient fulgurant d'évidence tout d'un coup !

 Roland Farrugia : ... donc les mots, les signes entrent dans mon cerveau pour être mémorisés et ensuite je vais essayer de faire naître et vivre avec de la chair et du sang ce qui ne sont que des mots. Nous étions d'accord sur ce travail. En travaillant j'ai décelé la colonne vertébrale de ce texte et aussi du personnage qu'est Céline. Et au-delà de l'homme que fut Céline qu'on voit souvent comme un antisémite. Ça on l'oublie et il reste le style. Thomas Bernhard disait : " Dès que je vois une histoire se pointer derrière un tas de prose, je tire à vue " et c'est ce que dit Céline aussi dans ses entretiens.

 Des histoires, il y en a plein les journaux et tout le monde en connaît plein. Mais trouver un style, c'est très rare. Il y en a deux par siècles, et encore. Donc il y a eu ce travail sur le style. Il y a aussi la solitude de Céline qui était non pas solitaire mais qui rentrait dans une solitude. Cela me fait penser aussi à Cézanne. Et ce travail sur des personnages comme Céline est époustouflant. Je me sers de petits détails comme le problème d'absence de sensibilité qu'il avait à la main droite, à laquelle il attachait des choses pour ne pas les perdre, qui me permettent d'éclairer un peu le personnage.

  Sinon, l'ossature est d'aller au bout de la recherche du style et de refuser tout jusqu'à l'excès. Je voudrais ajouter que dans ce travail, en dehors du style, il y a aussi l'émotion. Car le style, qui vient de la capture de l'émotion du langage parlé pour le retranscrire dans l'écrit, est un style littéraire. Ce n'est donc plus du langage parlé et toute la difficulté vient de là. Difficulté également notamment avec ce long monologue du début seul en scène.

 Roland Farrugia : Oui, c'est le moment où je suis seul et alors je m'adresse au public qui, de plus au Théâtre Clavel, était très proche de la scène. Cela m'aide mais ce n'est pas cela le plus difficile. Le plus difficile tient au fait que Céline répète souvent les mêmes choses mais avec des combinaisons différentes. Je vous donne un exemple ; ainsi il écrit : " L'émotion ne peut être captée et transcrite qu'à travers un langage parlé au prix de patiences infinies " et trois pages après, il écrit : " L'émotion ne se laisse capter que dans le parlé et reproduire à travers l'écrit qu'au prix de mille patiences ". Ce qui trouble les repères. Et toute la construction de la pièce est ainsi. C'est donc un texte très difficile. Il y a ainsi des textes qui sont très difficiles dans les classiques comme Marivaux.

 Marcel Philippot : ... alors là quand on parle du style... C'est redoutable ! Il y a une autre difficulté, qui a donné lieu à de nombreuses conversations parfois un peu houleuse avec Igor, à savoir que le fonctionnement de quelqu'un qui lit dans son canapé est différent de celui du spectateur. Si un passage lui échappe, il reprend deux pages plus haut, fait une pause ou reprend le lendemain. Par ailleurs, Igor connaît très bien l'œuvre de Céline, mais pas moi, et je l'avoue, non pas à ma grande honte, mais je le dis simplement et donc, je m'interrogeais sur le sens de certains passages. Igor les restituait par rapport à l'œuvre de Céline mais il faut aussi prendre en compte le fait que les spectateurs ne sont pas dans la position du lecteur et n'ont pas ses références. Là résidait la mise en théâtre pour devenir pompeux, la mise sur le théâtre, en tout cas, d'un roman. Le style est naturellement important, puisque c'est le sujet, mais il faut, comme disait Roland, et c'est notre travail d'acteur, mettre de la chair autour du style qui ici constituait l'arête du spectacle.

  C'est aussi le rôle de l'acteur d'appeler l'attention du metteur en scène sue ces difficultés ?

  Marcel Philippot : Il faut connaître le champ de ses compétences. Je ne revendique rien mais, comme je fais ce métier avec plus ou moins de bonheur depuis plus de 35 ans, j'ai quand même deux trois vagues idées sur la question. Je ne prétends pas être un donneur de leçon. En plus, je suis un comédien très instinctif tout en connaissant les styles et les auteurs que j'interprète. Et je disais à Igor que, si moi, qui travaille dessus, je ne comprends pas, il n'y a aucune raison pour que les gens assis devant nous, qui attendent malgré tout qu'on leur raconte une histoire, comprennent.

Et le piège de ce texte est qu'il n'y a pas d'histoire. C'est une glose, au sens propre, sur le style, la littérature, l'impact de la publicité et sur l'abêtissement des masses par la télévision. Ce qui est d'une cruelle actualité alors que l'écrit date des années 50 où n'existait qu'une seule chaîne qui proposait beaucoup d'émissions intelligentes comme Lectures pour tous, Cinq colonnes à la une, Le petit théâtre de Claude Santelli et Au théâtre ce soir qui est en train de revenir grâce à Patrick de Carolis.  

 Même si l'information était sans doute un peu muselée par Alain Peyrefitte, on avait quand même une télévision qui n'allait pas gratter les gens là où ça les démangeait et qui essayait de leur proposer des choses qui pouvaient éveiller des curiosités. Ce qui devient de moins en moins vrai. Moi j'accepte qu'on me dise que je suis réactionnaire sur ce coup là.

 Vous parliez de curiosité et cela me permet d'enchaîner avec la question suivante : pensez-vous que ce spectacle puisse constituer une bonne introduction à l'œuvre de Céline ?

 Roland Farrugia : Bien sûr ! Et c'est d'ailleurs la réaction manifestée par les spectateurs.

 Marcel Philippot : Les échos que nous avons déjà sont chaleureux, favorables et positifs. Donc mission accomplie !

 Mission impossible et accomplie ?

 Marcel Philippot : Non, pas impossible. Je vais reprendre une phrase de Sir Edmund Hillary qui a conquis le premier l'Everest, et qui est mort l'année passée, à qui on attribue ce mot : " On l'a fait parce que c'était impossible ! " Et cela me ramène à la devise de Sarah Bernhardt qui était : " Quand même ! ". Quand on a ces réactions du public ! On ne demande pas qu'on vienne nous trouver à la fin du spectacle pour nous dire que nous sommes l'acteur le plus génial du théâtre.

 Le plus grand compliment, et cela vient aussi de Jean-Laurent Cochet, c'est de nous dire : " Ah, quel beau texte que vous avez joué ! ". Personnellement cela m'a donné envie de lire et relire Céline. Là je me dis personnellement qu'on n'a pas forcément raté le cœur de cible.
  (BC n°309, juin 2009).


 

 

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 " NORD " en AVIGNON . Frank CASTORF, voyage au bout de l'Allemagne nazie.

 Le spectateur qui s'était vu remettre des bouchons d'oreille pour se protéger des coups de feu, était prévenu : l'Allemand Frank CASTORF a bruyamment animé la soirée d'ouverture du Festival d'Avignon avec Nord, ce voyage au bout de l'Allemagne nazie. 7 juillet 2007.

 Cette langue haletante, fiévreuse, ponctuée de suspensions ou d'exclamations et comme directement sortie de l'instinct voire des tripes de son auteur, convient a priori bien à CASTORF, qui explore avec constance un théâtre de l'extrême à la tête de la radicale Volksbühne sise dans l'ex Berlin-Est. De la gigantesque (plus de 600 pages) tragédie-bouffe de Céline, le metteur en scène et adaptateur fait une " grand-guignolade " de trois heures, dans une scénographie de l'Allemand Bert Neumann qui repose sur un wagon de train, métaphore de tous les déplacements (déportation, exil...).

 L'immense rideau gris de fond de scène battu par le vent porte l'explicite mention " Die another day " (" Meurs un autre jour " , titre d'une chanson de ... Madonna), et on lit plus à l'avant des symboles de monnaies (euro, dollar...) qui semblent attester une certaine opulence. Mais le wagon noir - bientôt très endommagé - renverse à travers ce dispositif toute une bibliothèque de livres, façon peut-être de dire que la culture est à terre et le pays en ruines.

 Dès lors, le vaste plateau de la cour du lycée Saint-Joseph d'Avignon va être le théâtre d'une intense activité comme CASTORF en a le secret. Quand une lumière rouge s'allume, c'est qu'une mitraillette va pétarader : les spectateurs sont invités à se boucher les oreilles, ce qui n'est pas un luxe étant donné la débauche de décibels.

 Le spectacle séduit comme toujours par l'engagement physique des acteurs de la Volksbühne, prêts aux corps-à-corps dénudés, aux plus folles éructations dans la langue de Goethe, à des pas de danse déjantés ou à pousser d'une voix défaillante un air d'opéra décalé ( " Vissi d'arte " de la " Tosca " de Puccini...). La musique, très présente, met souvent un grain de gaieté dans cette funeste aventure à travers les interventions d'un pianiste ou de joueurs de banjo.

 Dans ce spectacle, personne ne veut vraiment être Céline, ce cynique et paranoïaque qui lance des pathétiques " J'ai de ces problèmes ! ". Alors plusieurs comédiens l'incarnent successivement. Ses compagnons d'infortune sont là aussi : l'acteur Robert Le Vigan - qui paraphrase drôlement ses incarnations au cinéma, projetées sur le rideau -, la danseuse Lili - épouse de Céline - et leur chat Bébert, qu'on ne voit pas mais dont on parle beaucoup.

 " Oui, je l'avoue, pas du tout l'ordre !... vous vous retrouverez, je l'espère ", lançait Céline à ses lecteurs. Condensée et éclatée, l'adaptation de CASTORF est encore plus insaisissable, et semble dérouter certains spectateurs, qui prennent la poudre d'escampette en cours de représentation.

 Restent, sous la fureur d'un monde en déréliction, quelques belles idées, comme l'utilisation de ce grand ballon lumineux dont un militaire semble jouer à la façon du Dictateur de Chaplin.

 Crée en juin aux " Wiener Festwochen " (Autriche), Nord fut, juste après le festival d'Avignon, donné au Festival d'Athènes (14-16 juillet), puis entrera au répertoire de la Volksbühne à partir du 20 septembre.
  (BC n° 289, septembre 2007).

 


 

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  Une adaptation de MORT A CREDIT à Marseille

  " Tu vas voir comme je vais bien t'aimer " : une mise en scène de Louis Dieuzayde d'après Mort à crédit. Nous reproduisons ici l'article paru dans le quotidien La Marseillaise.

 Pour qui a eu vingt ans dans les années quarante, il demeure difficile d'émettre sur Louis-Ferdinand Céline une appréciation objective. L'homme était une ordure au point d'en paraître pitoyable, mais l'écrivain demeure un génie unique. S'il y a, dans ses comportements et ses jugements, trop d'aspects impardonnables, l'œuvre, bouleversante, aura exercée, pensée, vocabulaire et syntaxe à l'appui, une influence déterminante sur l'expression littéraire de tout ce qui l'aura suivie.

 Sans doute qu'il vaut mieux, pour toute une partie de cette œuvre, laisser du temps au temps. Il n'empêche que des livres comme Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit, fragments d'une autobiographie dérisoire, scatologique, où le foutre, la merde revêtent les irisations du cristal, se prêtent singulièrement à être proférés, transformés au théâtre.

 Le premier, Fabrice Lucchini a eu le courage de tenter sur le Voyage l'expérience en solo (et ce fut d'abord à Marseille, dans une minuscule salle du Cours Julien, avant que le succès le catapulte sur les Champs Elysées). Voilà qu'au Théâtre de Lenche, Louis Dieuzayde délègue à une comédienne, Laurence Janner, et à deux comédiens, Yann Jaouen et Olivier Picq, la mission de donner en spectacle comme une synthèse de Mort à crédit.

 Synthèse n'est peut-être pas le terme juste. En fait, dans son adaptation, Dieuzayde opère un choix dans les déchets somptueux d'une confession, épisodes d'enfance, initiation sexuelle, sordide (le titre Tu vas voir comme je vais bien t'aimer est tiré de cette séquence), séjour dans une pension crasseuse et, un peu à la façon de César le sculpteur avec les déchets d'usine, il en donne une " compression. " Il n'essaie pas d'inventer des dialogues qui seraient trahison. Point d'artifices scéniques non plus.

  Les comédiens se déplacent peu, évitent les gestes. Les voix alternent comme dans un rituel. Il appartient au spectateur (et c'est très intelligemment fait) de répartir à tout moment les rôles. Cela fonctionne avec efficacité, dans le volontaire effacement des interprètes. On découvre ici le vrai Ferdinand, le pauvre et magnifique Docteur Destouches, tel qu'en lui-même, dans toute la dérision de son orgueil, mais aussi d'une tendresse qui se voulut ou qui se crut bafouée.

                                                                 Jean BOISSIEU (La Marseillaise, 25 février 1999)

 Au Théâtre de Lenche, à Marseille. Il y eut deux représentations, les 25 et 26 février 1999.


 

 

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C'est ce 10 juillet 1991 qu'aura lieu à Avignon la création de   SEMMELWEIS  par Pierrette DUPOYET d'après le texte de Céline.  Vous pouvez aller applaudir, à défaut d'adaptation cinématographique, cette adaptation théâtrale due à Pierrette DUPOYET et Daniel IVERNEL qui intervient également en voix " off " dans ce spectacle.

 Au théâtre du BOURG-NEUF, 5 rue du Bourg-Neuf à 17 heures.

 

 



 

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  L'Extraordinaire épopée de Louis-Ferdinand CELINE.

   Le Roseau Théâtre, 12 rue du Renard, Paris 4ème, propose du 27 février au 5 mai 1990...

   La mise en scène de ce montage est due à M.-F. et J.-C. Broche.

   André DUNAND - l'acteur - est seul en scène. Il nous rappelle ainsi que Céline est l'auteur comique de ce siècle, alors que tant de journalistes le prétendent cafardeux. S'il lance que " s'amuser avec sa mort, tout pendant qu'il la fabrique, ça c'est tout l'Homme ", le docteur Destouches dénonce les rapports masochistes qui unissent l'homme à sa souffrance. Ce qui aurait pu être morbide est guéri d'un éclat de rire, et là est une part du génie de Céline.
 
  Comme Rabelais, exactement, comme La Fontaine !
André DUNAND a compris la leçon, pleine de santé, celle des classiques, reprend Céline comme il jouerait Molière, et change de voix, de gestes, selon le personnage interprété. André DUNAND nous fait passer d'un cauchemar de Mort à crédit à une hallucination de la trilogie D'un château l'autre, avec pour tout décor une pièce de bois noir qu'il change en promontoire, en lit ou en rambarde.

  Ceux qui n'ont pas lu Céline et ceux qui le savent par cœur sont tout autant ravis et séduits par le découpage et la performance. Tel mot avait donc plus de profondeur, et cette phrase en disait donc plus long !

  L'acteur se livre à son émotion, la mime, la donne, nous la fait retrouver autrement. Ce qui a attiré
DUNAND chez Céline, c'est bien sûr l'épopée verbale, mais aussi la noblesse du témoignage.
  (Eric Mazet, BC n°92, avril 1990).

 

 

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  STEPHANE VAREGUES   au LUCERNAIRE FORUM, Paris, 1979. 

 
 
" GUIGNOL'S BAND "  EXTRAIT du SPECTACLE.

  (Le Petit Célinien, 6 déc. 2013).

 

 

 

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Pour les céliniens, Jean ROUGERIE (1929-1998) restera celui qui fut le premier à adapter à la scène et à interpréter les Entretiens avec le Professeur Y. Création inoubliable qui eut lieu en 1975 à Antony, au théâtre Firmin-Gémier qu'il dirigeait. Elle le fut d'autant plus que son alter ego , Jean Saudray, était, lui aussi, excellent dans le rôle du Professeur Y. Ce spectacle connut un tel succès que Jean ROUGERIE le reprendra en 1976 et en 1981 sous le titre Interviouve, puis à nouveau en 1986.

" Nous avons répété la pièce. Pas tellement. Nous avions eu du mal pour le texte. Mon dieu, que c'est dur à retenir ! Mais qu'est-ce que vous voulez chercher en répétant des mois ? Il n'y a rien, tout est dit ! C'est complet. Voulez-vous que je vous dise ? C'est encyclopédique ! Seulement la technique. Ah ça ! Il en faut de la technique ! A ce propos, je reprends les extraits d'un article que j'ai écrit en avril 1976 pour le numéro de la revue L'Avant -Scène. J'y traitais de " Céline au théâtre " : " Pour beaucoup, Céline au théâtre semble surprenant encore que, en dehors de sa thèse médicale sur Semmelweis, sa première œuvre littéraire soit L'Eglise.

 Céline a donc tout d'abord ébauché le Voyage au bout de la nuit scéniquement. Mais il en est resté là. Pourquoi ? Des célinistes plus avertis vous répondront mieux que moi. Cependant l'amour et l'admiration que Céline ressentira plus tard pour la danse, l'amèneront parfois à jeter sur le papier quelques arguments de ballet. Légère déviation dramatique peut-être, n'osant à nouveau attaquer de front un vrai dialogue, avec scènes, actes, etc.

 Et pourtant, le " rendu émotif , le souvenir du langage parlé à travers l'écrit " - profession de foi, discours de sa méthode dont il est presque essentiellement question dans Les Entretiens avec le Professeur Y - étonnent par le rapprochement immédiat que chacun est tenté de faire avec l'écriture dramatique elle-même. L'évidence de l'aboutissement d'un style reposant sur les " toutes petites retranscriptions du langage parlé " saute à nos yeux et surtout à nos oreilles. D'autre part, certains propos, assez rares d'ailleurs, sur le théâtre témoignent tout de même de ce que Céline eut parfois une pensée pour lui : " Vingt comédiens recréent Molière... ils le retranscriptent... Mademoiselle Pustine joue Jeanne d'Arc... Elle est Jeanne d'Arc... Jeanne d'Arc n'a jamais existé... Le rôle existait, voilà... il attendait Pustine, c'est tout... "

 Jamais on n'a mieux défini l'acteur. C'est l'envers exact du paradoxe de Diderot. Prodigieux ! De quoi réalimenter pour un siècle la querelle sur la sensibilité du comédien. "  (La Revue célinienne 1979).

 

 

 

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