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ANNEE 2018
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ANNEE 2019
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3  Info 11 13  Info 14 14  Info 16 11  Info 18 9  Info 20 6  Info 22 1  Info 24 8 Info 27 5  Info 29 3  Info 31 9  Info 34 12  Info 37
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ANNEE 2020
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9  Info 39 6  Info 41 5  Info 43 3  Info 45 15  Info 48 12  Info 50 08  Info 52 06  Info 54 04  Info 56 02  Info 58 12  Info 61 10  Info 63
23  Info 40 20  Info 42 19  Info 44 16  Info 46 29  Info 49 25  Info 51 23  Info 53 21 Info 55 18  Info 57 15  Info 59 26  Info 62 24  Info 64
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ANNEE 2021
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20  Info 66 17  Info 68 17  Info 70 28  Info 73 26  Info 75 21  Info 77 23  Info 80 19 Info 82 16  Info 84     22  Info 88    
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ANNEE 2022
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre
06                                              
27                                              
                                               
                                               

 

CELINE EN PHRASES

 

LE CELINE de MEUDON

(Débat sur son image...)

 

 

 

L'image qu'a donnée Céline de lui-même à la fin de sa vie a suscité des commentaires allant un peu tous dans le même sens.

 

 

 

Ainsi l'un des ses biographes a comparé sa démarche à celle de Chodruc-Duclos : " Sous la Restauration, " l'homme à la longue barbe " exhibait chaque jour au Palais-Royal sa misère et sa saleté pour exposer l'ingratitude des Bourbons.
 Céline, grâce à Match ou à L'Express,

 

 confronte route des Gardes ses contemporains d'une façon pas tellement différente. "
 (Philippe Alméras, Céline vu de gauche, vu de droite, Nouvelle Ecole n°46, Les écrivains, automne 1990).

 

 

 

Emile Brami lui a emboîté le pas : A Meudon, Céline s'exhibe en guenilles pour apostropher ses contemporains. Inversant les rôles (...), il leur hurle : " Voyez ce à quoi je suis réduit ! Voyez ce que vous avez fait, à force de persécutions et 

 

 d'ostracisme, du plus grand écrivain français du siècle ! Honte à vous ! "

(...) Céline a réussi son coup. Le personnage a définitivement pris le pas sur l'acteur. C'est cette image de vieillard pauvre, persécuté, malade, de victime en un mot, qui restera de lui ".

 (Emile Brami, Céline et l'image, Un pauvre qui pue, chapitre du livret accompagnant le DVD Céline vivant, Ed. Montparnasse, 2007).

 

 

 Cette interprétation a été contestée par le truchement de l'art difficile du pastiche. Le texte, signé Bernard Gasco, a été publié dans la revue Les Epées. Suite à la polémique qui s'en est suivie, l'auteur nous transmet les précisions suivantes, enrichies d'un témoignage inédit sur Céline.

 

Bernard Gasco.

" Laffirmation selon laquelle, pour simplifier, Céline aurait - pendant les dix dernières années de sa vie passées à Meudon à partir de son retour en France en 1951 - fabriqué artificiellement un personnage de miséreux, pauvre et sale, pour une dernière image de victime dans la postérité, est fausse.

 

AVANT MEUDON

 

 

... Un habit brun à carreaux pressé très à peu près qui complète l'impression de je-m'en-foutisme provoqué par une chevelure en broussaille.
 (Céline est resté un pessimiste invétéré, La Presse (Montréal), 7 mai 1938)

 

 Un homme d'une cinquantaine d'années, sa carcasse prise dans un méchant imperméable, un vilain cache-col noué autour du cou.
 (Pierre Ordioni, Commandos et cinquième colonne en mai 1940, Nouvelles Editions Latines, 1970).

 

... Habillé d'un imperméable flasque et d'un pantalon effrangé, ruiné, ses gants de motocycliste pendus au cou...

 (Marcel Aymé, Avenue Junot, Je suis partout, 1943).

 

 Vu Céline au Franklin (Saint-Malo). Assez débraillé, les pieds dans de vieilles sandales, avec un pantalon de soutier.

 (Journal inédit de Théophile Briant, 1943).

 

Il n'avait pas du tout l'allure d'un médecin. Il portait sa " pelure ", un manteau de pluie, déchiré dans le dos, réparé à gros points, peut-être par lui, un de ces cirés transparents, beige caca d'oie, comme de la toile huilée...

 (Paul Bonny, propos recueillis par Ph. Alméras, Lettres des années noires, Berg International, 1994).

 

 Il portait une casquette de toile bleuâtre, comme les chauffeurs de locomotives, vers 1905, deux ou trois de ses canadiennes superposant leur crasse et leurs trous, une paire de moufles mitées pendues au cou...

 (Lucien Rebatet, D'un Céline l'autre, in L'Herne n° 3, 1963). 

 

 Son costume est " dépenaillé ", veste militaire kaki, vieil imperméable mastic. Une ficelle tenant des gants passe par les manches de sa veste.

 (Entretien avec Lucienne Damas, Céline à Bezons, 1940-1944, Ed. du Rocher, 2008).

 

 Il avance avec peine, courbé sur une lourde canne, engoncé dans une canadienne trop large ; un pantalon mal ajusté tombe sur ses chaussures.

 (François Nadaud, L.-F. Céline ne rentrera pas en France, L'Ordre, 8-9 février 1948).

 

                                                         *  *  *  *  *  *

 

 

 " Ceux qui la présentent ou partagent involontairement, en suivant la caricature facile, se trompent et ne pourront que changer d'avis s'ils fouillent la question. Ils sont de bonne foi, il leur sera beaucoup pardonné.

 Ceux qui la soutiennent et la développent alors qu'ils connaissent le " dossier Céline ", sont dans une situation différente où nous les laissons...

 

 

" Cette contribution a pour seul objet de produire une pièce probablement inconnue à ce jour... Auparavant, je rappellerai quelques évidences :

 - L'erreur que je dénonce ne constitue pas un " détail " pour plusieurs raisons ;
 - Tout d'abord, il est largement établi que pour la France, le XXe siècle avant " mai 1968 " est bien celui de Céline, tant il s'y est engagé toujours, partout et tellement fort. Il a secoué son temps comme il a ébranlé la littérature.

  Certes, il ne pouvait espérer éviter les coups venant notamment d'une spécialité française : l'intellectuel stalinien bien au chaud dans ses diplômes et réseaux ;

 - Il est tout aussi certain qu'au-delà de ses extraordinaires lyrisme et fantaisie, c'est la sincérité et le courage qui sont les fondements de ses pensées,œuvres et actions... La " peau sur la table "... ;

 - De même, est éclairant le fait que ses adversaires ont entrepris un méthodique déshabillage qui se poursuit depuis plus de soixante ans, jusqu'à la négation de ce qui est le cœur du créateur : l'authenticité... Après mûre réflexion - car ces gens-là réfléchissent beaucoup pour leur carrière -, " l'agité du bocal ", courant au secours de la victoire en 1945, avait commencé en dénonçant un Céline vénal. Par ailleurs, bien peu ont suffisamment considéré que le nommé Sartre, tel est son nom, ne s'est, exemple au hasard, jamais inquiété de la situation des juifs, alors même qu'il fut boursier à Berlin en 1933 et 1934... Où était donc sa légitimité en 1946 pour pontifier inopinément sur cette " question " ?... " Philosophes pantouflards et amateurs " pour ce qui était la Résistance armée, bien vu Monsieur Jankélévitch... ;

 - D'où l'importance première de la sincérité et la gravité de l'erreur sur ce point.

 Ces quelques banalités situent l'intérêt du point précis de l'authenticité de l'image que nous avons pour les années Meudon, les dernières, les définitives, d'autant plus que ces jours-ci, au secours, " Céline revient "... Et qu'il ne nous lâchera plus.

 

 

 " Bien que la question soit réglée de longue date au regard de la nature très particulière de l'immense océan Céline, je la reprends donc ici, après avoir invité à consulter iconographie, témoignages, correspondances et œuvres - tant de preuves convergentes de la totale liberté du bonhomme. Il faudrait aussi rappeler à ceux qui trahissent l'élémentaire charité chrétienne que sept ans d'exil, dont dix-huit mois de prison au charmant pays danois, ont à l'évidence cassé notre baroudeur, rentré vieillard, revenu brisé sous ses nippes.

 

 

" Un seul exemple : Pierre Monnier s'exprime ainsi, relatant ses nombreuses visites à Meudon : " Il était toujours habillé de la même façon. Deux ou trois lainages, un foulard et un pantalon dans lequel il dissimulait sa maigreur. L'hiver, il doublait ou triplait le nombre des lainages et faisait tout disparaître sous une grande cape, aussi usée que le reste. (...) Ses pieds, très grands, étaient enfermés dans d'énormes chaussons. " (Ferdinand furieux, L'Age d'homme, 1979).
  Que l'on puisse penser un instant que celui qui, recevant ses amis, rares mais fidèles, s'accoutre volontairement de cette façon pour apitoyer la postérité est bête et méchant. Cet homme, ayant tout vu, est revenu se terrer, créant encore enseveli sous les laines, et mourra le lendemain du jour où il mit le mot " fin " sur son dernier ouvrage, comme Proust, dont tant le sépare et tant le rapproche...

 

 

Le témoignage  
(qui vient corroborer les propos
de Bernard Gasco)

 

 

 " Or le hasard a fait que je viens de rencontrer une dame de 93 ans qui a connu le Docteur Destouches en 1931, ce qu'elle relate dans le livre de ses souvenirs, écrit pour ses douze petits-enfants et publié à compte d'auteur... (Valia Tanon, La Magie du réel (mémoires), Chez l'auteur, 2005). Il s'agit de la fille du directeur général de la " Biothérapie ", S.A. de Produits chimiques, Biologiques et d'Hygiène, créée en février 1921, qui s'exprime ainsi :

 " A l'âge ingrat, mon visage s'est couvert de boutons... Mon père s'émeut de mon chagrin et me convoque à son usine pour consulter le nouveau docteur qu'il vient d'engager. (...) Le docteur Destouches après m'avoir examinée me prescrit un traitement de trois mois. A la sortie du Lycée chaque midi il me faut courir le rejoindre dans un café de l'avenue de la Motte-Piquet et ingérer un grand bock de bière où on a émietté au préalable un cube de levure fraîche. C'est affreusement amer. Pendant ce temps-là, il me raconte son voyage aux Etats-Unis d'une manière si passionnante que je ne sens plus l'amertume du breuvage. Ma mère est furieuse : une jeune fille dans un café avec un homme, cela ne se fait pas. Mais le docteur Destouches me paraît si vieux, si sale et si laid qu'il n'y a aucun danger pour moi. Par contre je bois ses paroles. Le roman Voyage au bout de la nuit paraît en 32. Je découvre que mon médecin est Louis-Ferdinand Céline ".

 

 

 

 " Tout en continuant à travailler rue Fanny (ci-contre), Louis entra dès la fin de l'année 1928 au service de la " Biothérapie ", laboratoire spécialisé dans les vaccins et la pâte dentifrice, situé rue Paul Barruel à Paris.

 C'est un ancien ministre de Kérenski, le chimiste Titoff, qui l'y introduisit sur la recommandation d'un ancien confrère de la section d'hygiène [de la SDN]. 

 Il s'y retrouva sous la coupe de deux Israélites qui se succédèrent à la tête du conseil d'administration, Charles Weisbrem et Abraam Alpérine, ami du docteur Ichock. "

 (François Gibault, Céline, 1894-1932. Le Temps des espérances, Mercure de France, 1985).

" Bien entendu, je me suis empressé de solliciter un entretien avec cette personne qui a rencontré Céline, ce qu'elle m'a aimablement accordé pour me dire des phrases que j'ai notées : " La première fois, mon père était présent... Le docteur a regardé mes boutons... En deux minutes, il a dit : " Je sais ce qu'il vous faut... " Très direct, très rapide, nerveux... " Je lui donne un traitement de trois mois... Je la vois à midi au café... " Il avait commandé tous les jours une levure fraîche... mixée avec un demi de bière... Il prenait une bière aussi

 

Il m'a dit : " Je vais vous raconter des histoires... " Il me sortait le texte qu'il savait par coeur... Quand il parlait, j'oublais tout... Un original... J'ai ressenti sa tendresse... Je passais mon deuxième bac... C'était au deuxième trimestre, les boutons se sont atténués et je suis partie en vacances débarrassée... Je ne l'ai plus revu... J'ai senti qu'il

 

 était comme un écorché vif... révolté de ce qu'on faisait aux petits, aux pauvres... Il avait une curiosité vis-à-vis de chaque personne... Il était indigné devant le monde tel qu'il était... "

  Quant à l'apparence : " Toujours un chapeau... Tout était crasseux chez lui... Pas de cravate... Un manteau gris... Il me paraissait aussi vieux que mon père... Sa peau faisait sale... Il était affreux... Toujours habillé pareil... Chemise douteuse... Il était déjà comme ça à l'époque... Si j'avais dû aller à l'Opéra avec lui, j'aurais été ennuyée... "

 Sur ma question : " Mon père disait que c'était un très bon médecin, au diagnostic rapide et sûr... Cela lui était égal que son médecin soit négligé... "

  Inutile de commenter, sinon pour ajouter que nous avons beaucoup bavardé, très agréablement pour moi face à une femme exceptionnelle qui a vu tellement et que je remercie chaleureusement.
 Je suppose que ces faits de 1931 pourront intéresser les céliniens tant s'y manifestent déjà chez le docteur Destouches, écrivain débutant, originalité, tendresse, détachement des conventions, spécialement vestimentaires, intérêt pour l'autre, le faible, le petit, le malade, même " riche ", tout est relatif, sûreté et simplicité de l'approche médicale, éloquence, lyrisme. "                                            Bernard GASCO

 

  Cette chronique a été recueillie dans le 

 

Bulletin célinien n° 298 de juin 2008.

 

 Je saisis cette occasion pour remercier et féliciter  

 

son directeur, Marc Laudelout, qui depuis 40 ans (!) 

 

réussit l'exploit mensuel, de présenter à ses 

 

lecteurs des textes, analyses, documents, lettres,

 

chroniques en rapport avec la vie ou l'œuvre du

 

plus grand écrivain du XXe siècle...

 



DERNIÈRES PARUTIONS

 

En 1945, Louis-Ferdinand Céline laisse derrière lui ses manuscrits et toute une vie pour fuir jusqu'au Danemark, où il trouve refuge, loin de la France qui réclame sa peau et la tête du docteur Destouches. Mais son sursis ne sera que de courte durée... Céline est incarcéré pendant plus d'un an à Copenhague, avant d'être assigné à résidence à Korsør, sur les bords de la Baltique, dans le froid polaire danois.

A travers les années d'exil les plus sombres, et méconnues, de Céline, Christophe Malavoy et José Correa racontent l'homme derrière l'écrivain, apatride, pourchassé, désavoué, et parviennent à transformer la grande histoire en un roman d'aventures aussi fascinant que poétique.

 

Editions de L'Observatoire
Parution : 3 novembre 2021, 22 Euros.

 

Le Hors-Série n° 28 de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles présente " Les écrivains maudits " avec Louis-Ferdinand Céline en couverture.

 A l'intérieur, un article de François Bousquet : " Louis-Ferdinand Céline sous le signe du feu ".

 

 " Il existe une littérature " officielle ", louée par consensus, couverte de gloire, qui épouse son époque, et une autre, des marges, qui provoque, qui dérange, qui agace les gens pétris de certitudes.

  Cette littérature de " maudits " est diverse, autant que la condition des écrivains qui la portent. Certains ont été adulés de leur vivant, d'autres n'ont obtenu la reconnaissance qu'àprès leur mort. D'autres enfin l'attendent toujours. "

   Olivier Maulin

 

- Emission radiophonique :

 " Les manuscrits retrouvés de Céline ". 

 Dans la série " Affaires sensibles " de Fabrice Drouelle. Invité : Emile Brami.

 Disponible sue le site internet de France-Inter :https://www.franceinter.fr/emissions/affaires-sensibles/affaires-sensibles-du-jeudi-18-novembre-2021

  

 

 

- Emission télévisée :

 " Céline : les derniers secrets ".

 Dans la série " Stupéfiant " d'Elise Bivic et Paul Sanfourche

 Disponible sur le site internet de France 5 :

  https://www.france.tv/france-5/le-doc-stupefiant/2890215-celine-les-derniers-secrets.html

  

                                                   Nouvelles de la

                       Société des Lecteurs de Céline  (S.L.C.) 

 

  Le Conseil d'administration de la S.L.C. a décidé de porter à onze le nombre des jurés du Prix Céline.
 Le jury se composera ainsi de : Philippe Alméras, Jacques Cauda, Pierre Chalmin, Claude Haenggli, Daniel Heck, Jacques Joset, Ephraïm Jouy, Sylvain Martin, Eric Mazet, Eric Neyrinck et Marie Vergneault-Gordon.